img_4437
img_4438
img_4439
img_4440
img_4441
img_4442

Géologies immuables

2016 au sein du workshop Deuxième mesure de la parallaxe d'une étoile
Il s'agit de 6 dessins 21x29,7cm représentant des pierres ou rochers de granite. Ils sont issus d'une expérience dans un paysage, sur la plage de Siouville en Haute-Normandie, un "coin de paradis" situé entre la centrale nucléaire EPR de Flamanville et le centre de stockage des déchets nucléaires de La Hague. Je m'étais retrouvée dans un paysage suspendu, dans un paysage qui a traversé le temps. Avec la matière volatile, le pigment graphite et à l'aide de pochoirs, à partir de formes découpées et d'un pinceau brosse, je reproduis l'idée d'érosion, de dissémination. Ces dessins font penser à des représentations de fouilles archéologiques. Les formes se dessinent par leurs contours comme si la roche était invisible, absente. Ici se créée l'ambivalence entre la présence de ces falaises granitiques et celle des déchets radioactifs. Que laissons-nous pour des milliards d'années ? Essayons d'envisager le choc qu'éprouveront les personnes à la découverte d'un paysage de stockage de déchets nocifs : plutonium, uranium, plomb, tritium.